Sur quoi le laser agit-il, exactement?
Le laser vise le pigment, pas le poil. Santé Canada décrit l'appareil ainsi : il émet des impulsions de rayonnement infrarouge, et ces impulsions sont absorbées par la mélanine, le pigment qui donne sa couleur au poil.
Le poil que vous voyez sert de conducteur. Il capte l'énergie en surface et la descend vers le bas, jusque dans le follicule, cette petite cavité où il se fabrique.
C'est pour cette raison qu'un poil rasé la veille fonctionne mieux qu'un poil long : la tige reste en place sous la peau, là où elle sert, sans gaspiller l'impulsion à l'air libre.

Où va la chaleur, et ce qu'elle abîme
L'énergie captée par la mélanine se transforme en chaleur et se distribue aux structures qui entourent le follicule. Deux d'entre elles comptent, et ce sont elles que le soin vise.
C'est ce que décrit la fiche « Laser Hair Removal » de StatPearls, publiée par les National Institutes of Health : la chaleur détruit la matrice du poil et les cellules souches du bulbe.
Le poil
La tige visible, gorgée de mélanine. Elle capte l'énergie et la conduit vers le bas. Elle n'est pas la cible, elle est le chemin.
La matrice
L'usine du follicule. C'est elle qui fabrique la tige, cellule après cellule. Abîmée, elle produit un poil plus fin et plus clair.
Le bulbe
La réserve de cellules souches, plus bas encore. C'est de là que le follicule repart après une période de repos, et son atteinte est ce qui change durablement la repousse.
Un follicule bien atteint produit ensuite un poil plus fin, plus clair et plus lent à revenir. Parfois il ne produit plus rien.
Pourquoi une seule phase du poil compte-t-elle?
La matrice n'est sensible au laser que pendant la phase anagène, la phase de pousse active. StatPearls le dit en une phrase, et c'est la raison de tout le calendrier qui suit.
Vos poils ne poussent pas ensemble. À l'instant où vous lisez ceci, ceux d'une même zone sont répartis entre trois phases, décrites dans la fiche d'anatomie du poil des mêmes National Institutes of Health.
1
La phase anagène, la pousse active
Le poil est relié à sa racine et il s'allonge. Sa tige est gorgée de mélanine, et le chemin jusqu'au follicule est complet. C'est la seule phase où une impulsion sert à quelque chose.
2
La phase catagène, la transition
La production s'arrête et le poil commence à se détacher de sa racine. Le lien se défait, le chemin se coupe.
3
La phase télogène, le repos
Le poil tient encore dans la peau, ou il est déjà tombé, et le follicule dort en attendant de repartir. Une impulsion envoyée à ce moment-là ne mène nulle part.
Sur une même aisselle, une partie des poils dort pendant qu'une autre pousse. Votre séance d'aujourd'hui s'adresse à la première.
Pourquoi la couleur de votre poil et de votre peau changent tout
Le laser trouve sa cible par contraste. Votre peau contient de la mélanine elle aussi : plus le poil est foncé par rapport à elle, plus la cible est nette pour l'appareil.
C'est ce qui distingue les appareils entre eux. L'Elite iQ de Cynosure, celui que nous avons ici, porte deux longueurs d'onde : l'Alexandrite à 755 nm et le Nd:YAG à 1064 nm. La seconde descend plus profondément et passe outre la mélanine de surface, ce qui permet de traiter les phototypes 1 à 6, de la peau très claire à la peau très foncée.
Un système de refroidissement protège la surface pendant chaque impulsion. C'est ce qui explique la sensation de froid qui accompagne le pincement.
La limite est ailleurs, et elle tient à la couleur du poil. Un poil blanc, gris ou très blond ne contient pas assez de mélanine pour conduire l'énergie, quelle que soit votre peau. Nous vous orientons alors vers l'électrolyse, qui travaille poil par poil et ne dépend pas de la couleur.
Combien de séances faut-il, selon la zone?
Nous recommandons entre 8 et 10 séances. Le nombre exact dépend de la zone et de vos hormones, et voici ce que nous observons ici, à Laval.
| Zone | Séances à prévoir |
|---|---|
| Aisselles, jambes, maillot | 6 à 10, selon vos hormones |
| Visage | 8 à 10, les poils y sont plus résistants aux hormones |
| Bras et dos | 6 à 8 |
Aisselles, jambes, maillot
- Séances à prévoir
- 6 à 10, selon vos hormones
Visage
- Séances à prévoir
- 8 à 10, les poils y sont plus résistants aux hormones
Bras et dos
- Séances à prévoir
- 6 à 8
Ce sont des fourchettes, et le total varie d'une personne à l'autre sur une même zone. Deux femmes qui font leurs jambes le même jour ne suivront pas forcément le même nombre de séances.
Une fois la série terminée, une séance d'entretien par année suffit généralement. Les changements hormonaux réveillent des follicules au fil du temps, et cette séance-là les reprend.
Il s'agit d'une réduction, pas d'une élimination. La repousse qui revient est plus fine et plus claire, et c'est le résultat auquel il faut s'attendre. Les zones que nous traitons, leurs durées et leurs prix sont réunis sur la page de l'épilation au laser à Laval, et nous vous donnons une estimation précise après avoir regardé votre peau et vos poils, à la consultation gratuite.

Pourquoi les rendez-vous s'espacent-ils de plus en plus?
Nous laissons aux follicules endormis le temps de revenir en phase de pousse. C'est le cycle qui fixe le calendrier, et il change en cours de série.
Au début, beaucoup de poils sont en pousse et ils reviennent vite : les séances se suivent aux 3 à 6 semaines. Vers la fin, les follicules qui restent tournent plus lentement, et il faut attendre 8 à 12 semaines pour les croiser au bon moment.
Un rendez-vous rapproché en fin de série ne rapporterait donc presque rien : le laser repasserait sur une zone dont les poils dormants n'ont pas encore bougé.
C'est aussi pour cette raison que la cire, la pince et l'épilateur électrique sont à laisser de côté pendant toute la série. Ces méthodes retirent la racine que le laser doit précisément atteindre. Le rasoir, lui, coupe le poil en surface et laisse le follicule intact : il reste permis entre les rendez-vous.
Pourquoi l'hiver est-il la bonne saison, à Laval?
La saison ne décide de rien, le bronzage oui. Une peau récemment exposée au soleil contient plus de mélanine en surface, ce qui réduit le contraste avec le poil et oblige à baisser l'intensité.
Ici, la fenêtre où la peau est à sa couleur naturelle s'étend de l'automne au printemps. Une série commencée à ce moment-là avance sans interruption, et elle arrive à l'été avec plusieurs séances déjà faites.
L'été ne pose aucun problème en soi, si vous vous protégez et que votre peau est à sa couleur habituelle. C'est le retour de vacances, la fin de semaine au chalet et l'autobronzant qui font reporter une séance.




